Posts Tagged ‘amour’

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Dimanche soir

mai 4, 2008

Jour -232

Ce n’est pas très clair.
Un ciel nuageux, un dimanche soir tapissé de mots.
Les tiens, les leurs et ceux de son bouquin. Si ce n’était pas de cette chanson, je crois que mes mots auraient pu être joyeux. Un petit peu plus, j’aurais pu écrire une chanson d’amour ou un hommage à son sourire. On n’a pas le droit à l’erreur quand on parle d’amour, on ne peut pas le faire à moitié. Si on le fait, ça sonne faux et de plus, l’amour, il faut cesser d’en parler. On en parle trop. J’en parle trop. Il faudrait que je cesse de le brandir comme un cheval de bataille. Ça finit par devenir pathétique. On a vite fait le tour. On préfère aller lire ailleurs, dans un café, dans un parc ou dans un univers parallèle. Partout où il y a encore de la place pour les folies.

Et les folies.
On les aime à la belle étoile. Sur l’accotement d’une route. Arrêter l’automobile sur le bord d’une piste cyclable. Perdus, au sud de nulle part, pour improviser une danse. Je ne sais pas si c’était une valse ou quelque chose de semblable. Je ne sais pas vraiment danser. Je me souviens que mes pas suivaient les tiens. Que la nuit nous appartenait. C’était visiblement surréaliste, surtout de s’imaginer valser sur du Radiohead. De n’être là, à ce moment précis, pour aucune raison particulière. Un moment totalement dénué d’amour, seulement à cet endroit pour étirer la nuit. Pour repousser le jour de quelques heures. On aura du moins réussi à calquer un film américain. Je ne me souviens plus lequel. À la différence que nous l’avons fait en une prise. Que le jour aurait bien pu arriver que nous aurions fait comme si de rien n’était.

Mood musical: The Octopus Project – Queen
Pilosité faciale: 11 jours (je suis à me demander si je ne devrais pas la garder)
Taux d’amabilité: morose
Taux de dérision: filandreux

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Les mouvances de la nuit

mai 3, 2008

Jour -233

J’ai rêvé que j’étais amoureux.
Vous savez ce que c’est. Avec une fille du bureau, une très jolie fille, pas du tout célibataire. De grands yeux bruns posés sur moi s’approchant au ralenti. Ses lèvres comme des monuments sacrés et les miennes, en offrandes à tous les dieux de la terre et même ceux de tous les pays des merveilles. Celui de Peter Pan ou d’Alice, peu importe s’il était imaginaire ou merveilleux. Les pirates se sont arrêtés de piller au moins quelques secondes, l’armée de cartes à jouer formait miraculeusement une main parfaite au poker.

J’ai rêvé aussi que j’étais perdu.
Dans une ville, en plein milieu du centre-ville de Karachi, entre un Pizza Hut et un Poulet Frit Kentucky. Je portais étrangement un chandail des Canadiens, celui de Langway qui jouait pour cette équipe en 1978, l’année de ma naissance. Probablement, le seul joueur de l’histoire des Canadiens à naître à Taiwan. J’étais un objet de valeur, un homme-objet. Mon propriétaire a eu droit à deux sacs de couscous et un ours édenté contre ma personne. Un ours édenté et dégriffé pour combattre contre des chiens affamés. Je n’ai jamais connu mon sort puisque ce n’était qu’un rêve. Tout ça ne pouvait être qu’un rêve. Beaucoup trop d’absurdités.

J’ai encore rêvé que j’étais amoureux.
Cette fois-ci, c’était avec toi. Tu étais maquillée de mystère, une vision incorporelle. Seulement de l’espoir et une sensation de bien-être. Nous étions dans une automobile, je conduisais et toi tu étais à côté de moi, côté passager. Tu n’étais pas attachée. Le toit ouvrant laissait le vent nous envahir, nous libérer de cet éternel enlisement qu’est l’amour routinier. Le destin aurait voulu que nous ayons un accident. Le destin aurait voulu que ce ne soit pas différent des autres voyages improvisés. Sur la route, les roues laissaient leur marque et un peu de leur odeur pour immortaliser notre passage. La destination n’était pas importante, je n’étais pas attaché non plus. Tu souriais en regardant l’invisibilité de l’horizon.

Mood musical: Clinic – Harmony
Pilosité faciale: 10 jours (victoire ce soir?)
Taux d’amabilité: songeur
Taux de dérision: nocturne

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Amour fantoche

avril 23, 2008

Jour -243

J’aimerais seulement te dire ce soir que c’était une bonne idée de me fermer la porte au nez il y a de ça quelques années. Ton peignoir évasé laissait voir ce que je n’avais jamais vu quand tu as ouvert subitement la porte espérant probablement quelqu’un d’autre. Pourtant, il n’était pas si tard, le soleil venait à peine de se coucher. Si je me souviens bien, tu devais avoir trente ans tout juste. Je n’avais jamais encore pu imaginer que ton corps à moitié dévoilé pourrait me faire autant fantasmer. Quand j’ai vu ton air désintéressé, cela m’a piqué au vif. Moi qui croyais que c’était possible, que je n’en demandais pas tant. Je ne sais pas si mon habit de baseball a fait en sorte que la magie n’y était pas. J’avais tout de même répété ma première approche maintes fois dans ma tête avant de sonner à ta porte. Je la croyais bétonnée, parfaite, sans possibilités de refus.

Après cette défaite, je suis allé me cacher dans la haie de cèdres qui longeait ton terrain. Je savais qu’il y avait quelqu’un d’autre. Que cette personne ne tarderait pas à arriver. J’ai attendu, attendu plusieurs heures. Mes paupières tombaient, mais je bagarrais contre le sommeil, ma jalousie était beaucoup trop forte pour succomber à l’appel de Morphée. Je me concentrais sur les véhicules qui passaient dans la rue, hypnotisé par les reflets des phares qui me permettaient de ne pas trop penser au temps qui filait, à la nuit qui m’assaillait. J’ai combattu du mieux que j’ai pu, j’aurais dû partir, mais le désir était trop fort.

C’est toi au matin qui m’a surpris dans toute ma vulnérabilité, vautré entre ta haie et ta voiture. J’avais surestimé mes forces et je m’étais endormi à même ton sol. Personne n’était venue ou du moins personne pendant que j’étais encore éveillé. Tu m’as quand même demandé gentiment ce que je faisais là, d’une voix maternelle. Rien avoir avec la femme voluptueuse que tu étais la veille quand tu m’as claqué la porte au nez à moitié nu, assez pour me donner des rêveries pendant plusieurs années. Du haut de mes huit ans bien comptés, j’ai bégayé que je vendais du chocolat pour mon équipe de baseball. Tu m’en as acheté deux boîtes, une aux chocolats noirs et une autre aux amandes. Si tu savais pendant combien d’années je t’ai imaginé le manger ce chocolat. De plusieurs façons différentes. J’étais vraiment amoureux.

Mood musical: Nouvelle Vague – In A Manner of Speaking
Pilosité faciale: 7 jours
Taux d’amabilité: envouté
Taux de dérision: à flots

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Encore une fois…

avril 19, 2008

Jour -247

Je ne sais plus.
Tout apparaît par magie sur mon document et tout disparaît dans ma vie. Cette femme qui me regarde en ce moment, je la fais tranquillement basculer sur ce papier. Elle n’est plus. Si elle est encore un peu, je l’ignore.

Ce parc où les gens tournent en rond à bicyclette et en patin, la table de pique-nique sur laquelle est posé mon portable. Ils ne disparaitront pas tant que les gens tourneront en rond. Par contre, le parc, il s’endormira à la brunante et les loups viendront y bercer leurs hurlements silencieux d’urbanité.

Je voudrais tout et rien aimer, à la fois.
Je voudrais voir dans tes yeux qu’il n’y a pas qu’un trou sans fond dans lequel tu pourrais me faire tranquillement disparaître. J’espère toujours le grand tourbillon qui m’aspire et me transpire à la vie, à la mort. Par tes yeux, me sentir quelque chose d’aussi grand que l’amour, d’aussi petit qu’une pupille dilatée sous l’effet d’une substance euphorisante. En alternance, comme si nos vies se jouaient de la fixité des dimensions.

Mood musical: Shearwater – Johnny Voila
Pilosité faciale: 4 jours
Taux d’amabilité: contradictoire
Taux de dérision: humide

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À demain

février 14, 2008

Jour -311  

* Avertissement *
Le QuétainOmètre est à son paroxysme, mais je n’ai pas le goût de faire semblant que je suis insensible, de faire semblant que ça ne m’affecte pas la Saint-Valentin toute seule. On a beau dire que c’est une fête commerciale, que c’est toute l’année qu’on doit s’aimer. Sauf que pour un célibataire (enfin, je parle pour moi) c’est un doigt pointé qui nous le rappelle.

love

Parce que demain c’est loin
Parce qu’aujourd’hui j’ai envie d’aimer.
Parce que de toute façon elle rattrape les plus cyniques.
Parce que malgré que tu le penses tu ne pourras jamais la maîtriser 
                                                                                               à ta guise.

Surtout pour voir dans le fond de ton âme, 
                                pour voir si c’est bon d’y vivre un temps.
Surtout pour les moments de pures extases,
                                qui font qu’on a vraiment pu peur d’exister.
Beaucoup pour le gros show qui rock solide
                                 à l’intérieur quand je t’embrasse.
Beaucoup pour les valses imaginaires
                                 dans ma tête bien que je ne sache pas danser.

Un peu pour me sortir de ma torpeur 
                                 qui dure depuis un peu trop longtemps.
Vraiment pour fuir l’irréalité de ma vie
                                 beaucoup trop linéaire pour l’instant.
Un peu pour réveiller la passion qui bouillonne
                                  en dedans comme le cœur d’un volcan.
Vraiment pour te sentir dans mes bras,
                                 pour sonder l’infini dans le noir de tes yeux.

Se laisser libérer d’une routine qui se poursuit ou se chevauche, comme le début préfabriqué d’une poésie liée par les bras. Un premier pas vers toi, si ce n’est qu’un simple regard en ta direction. Aujourd’hui, j’ai le goût de t’aimer, même si je n’ai aucune idée de qui tu seras. J’en dessine les contours dans mon esprit, mais le temps m’ombrage le plus important.

Mood musical: Mountain Goats – Love Love Love
Pilosité faciale: 2 jours
Taux d’amabilité: quétaine
Taux de dérision: Je viens vraiment d’appuyer sur publier?

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Lettre à Johnny

février 10, 2008

Jour -315

voir lettre à Vanessa…

C’est plus nécessaire de m’écrire Johnny. Terminé depuis pas loin de 6 mois. Ton bouton pause est peut-être resté collé, je ne sais pas. Trop peu trop tard, comme la plupart du temps. Tu me vois belle au ralenti, mais tu ne vois pas que je cours dans tous les sens. Ce n’est pas notre vie ça, de s’arrêter pour penser de même. T’analyses trop. Au bout d’une phrase, quand il y a un point ce n’est pas une virgule ce n’est pas un peut-être que si… c’est une terminaison. Terminus! Tout le monde descend, on décroche.

Je sais que mes mots sont durs, je sais que tes mots sont sincères. La vie est comme ça cruelle et belle à la fois. De toute façon, comment peut-on s’apitoyer sur son sort quand on voit que partout dans le monde c’est pire? Je pense comme ça, pis je pense quand même encore à toi. Tu es un fragment de ma vie, un morceau important dans mon puzzle 25 000 morceaux. Non, en fait, tu es plusieurs morceaux, mais ça ne change rien à tout ça. Mon casse-tête, il n’est pas fini et j’ai rencontré quelqu’un d’autre de bien. Quelqu’un à qui je ne dis pas encore Je t’aime, mais ça va venir… Je préfère te préparer pour que tu ne tombes pas sur moi dans la rue et me voir les yeux qui brillent pour un autre gars. Je sais que tu es assez fort pour le prendre à petite dose. Quand on regarde ça de loin, d’en haut comme si c’était une pièce de théâtre en miniature. Notre histoire était touchante, c’était beau. Une comme on en voit rarement. Sauf que comme dans chaque histoire, il y a des trucs qui ne se réparent pas, qui ne se pardonnent pas. C’est comme une coche sur un disque au meilleur moment de la chanson. Ça ne sonne plus pareil, ça s’endure, mais ça finit par énerver. C’est juste comme ça… Il n’y a pas mille explications. Ce n’est pas une affaire de détails. Ne te pose pas les mille questions qu’on se pose quand c’est la fin. Ça te fait du mal pour rien.

Cette lettre Johnny, tu ne l’auras jamais. C’est la version que je garde pour moi, je vais t’en écrire une toute brève, une qui dit en gros bonne chance dans la vie. Celle-là, je ne la garderai même pas, personne ne pourra jamais la lire. Je vais la brûler, pis me sentir mieux après. Au plus profond de moi, je vais me souvenir à quel point j’étais belle dans tes yeux. J’étais belle pour toi.

Vanessa

Mood musical: Menomena – Monkey’s Back
Pilosité faciale: 3 jours
Taux d’amabilité: fictif
Taux de dérision: non, madame

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L’amour et notre capacité à installer un ventilateur de plafond

janvier 28, 2008

Jour -328  

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Hey voilà! C’est fait… Je sais que vous attendiez ce moment avec impatience, le moment où j’allais enfin vous parlez de mon ventilateur. Ma boîte de courriel débordait de commentaires à savoir si j’avais réussi à stabiliser la bête au plafond. Ma boîte vocale remplie à pleine capacité de supplications de toute sorte. J’ai décidé de passer aux choses sérieuses quand j’ai reçu un appel de Tivéodron me proposant le service d’une réceptionniste virtuelle : 9,99 $ pour répondre à ma place aux sondages, écouter mes messages et leur répondre avec un des 2367 messages préfabriqués de leur base de données. Tout ça en utilisant le spectrogramme de ma voix. Bref, j’avais le choix entre cesser d’exister ou installer ce fameux quatre palmes.

Constat :

Deux cadavres de ventilateur. Celui que j’avais à l’origine et qui était la raison pour laquelle je devais en installer un autre. Celui qu’une amie m’a gentiment donné parce qu’elle est très, très gentille et que je l’aime beaucoup et que j’espère qu’elle va me pardonner d’avoir tué son ventilateur (le test de tout raccorder les fils ensembles et de voir si ça va miraculeusement fonctionner n’était pas une bonne idée, je vous aurai averti).

Rafraîchissement :

Khir
3 oz 5 oz de vin blanc
0.7 oz 1.5 oz de liqueur de cassis

Publicité :

Il y avait heureusement en solde cette semaine un superbe ventilateur à cinq palmes chez Canadian Tire à 39,95 $ (valeur au détail 99.95 $). Il faut le voir pour le croire, avec cinq palmes dans ma petite cuisine, j’arrive à faire voler mon chat Ninja. À la troisième vitesse (parce qu’il y a trois vitesses), j’ai réussi à la faire voyager dans le temps d’environ 4.7 secondes.

Collaboration spéciale :

Je remercie mes parents qui ont fait de cette pose de ventilateur un franc succès.

 À l’origine, j’avais fait un parallèle entre la pose de mon ventilateur et l’amour. En ce qui concerne cet aspect, ma boîte vocale est vide et ma boîte de courriel aussi. Par contre, avec un ventilateur à cinq palmes dans ma cuisine, je me couche ce soir avec plein d’espoir.

Mood musical: Fire Theft – Sinatra
Pilosité faciale: 2 jours
Taux d’amabilité: drunk post
Taux de dérision: Oh! que oui!

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Lettre à Vanessa…

janvier 24, 2008

Jour -332

C’est du folk qu’il y a dans tes oreilles, Poupée! Ce n’est pas de la marmelade ni un sundea aux poires. Si j’avais su que tu t’étais levée de si mauvais poils, jamais je n’aurais osé, car quand j’ose. Oh! Quand j’ose! Il n’y a pas de place pour les compromis. Tu me fais peur d’être là, silencieuse. De mourir debout comme une ballerine de salon de pool. Je vois clair dans ton jeu, tu veux me mettre à boutte pour une question de petite monnaie. Des hosties de cennes qui traînent ailleurs que dans nos poches. Je le sais, je le sens. Mon nom c’est pas Péladeau, mais je suis quand même capable de nous nourrir, en plus, des amusements de temps en temps. De toute façon, faire l’amour c’est gratis. T’aimais ça faire l’amour avant, maintenant tu préfères tes souliers. Tes milles de paires de souliers.

Tu le sais que j’écris comme je parle. Je ne sais pas pourquoi tu veux qu’on s’écrive des lettres. Moi, ce que je veux c’est te sentir. Les mots ça sent pas, sinon le papier. Quand je t’ai connu tu me voulais toute d’une traire, pis sûrement pas sur papier. Je vais te le dire de plein de façons si tu veux, mais moi c’est toi que je veux. Du bout de tes pieds, aux cheveux de tes cheveux! C’est avec toi que je veux dormir pis me réveiller…Pis pas me réveiller non plus. Je veux rêver avec toi, sur notre lit qui est notre monde à nous. Demain on call malade pis on reste ensemble. On se réinvente, je sais pas, on se donne d’autres noms pis on fait l’amour mille fois dans le noir comme dans le temps.

Je sais ben que c’est pu comme avant. Je te les dis pas mes sentiments, pis je te les écris bizarrement. Toi, tu me défonces de tes mots durs, de tes mots sauvages pis après tu t’excuses, pis tu dis que tu m’aimes. Quand je crie trop fort, c’est de l’amour quand même. Je suis fâché un temps, mais jamais ben, ben longtemps. Tu disais que tu voulais partir, c’était vrai? Moi je veux juste qu’on mette ça sur pause. Qu’on regarde ça au ralenti. Tu veux qu’on regarde ça au ralenti? T’es belle au ralenti, parce que j’ai le temps de te voir vraiment.

Johnny

Mood musical: Iron & Wine – Free Until They Cut Me Down
Pilosité faciale: 4 jours
Taux d’amabilité: où chu?
Taux de dérision: non, monsieur

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L’amour et mon incapacité à installer mon ventilateur de plafond

janvier 7, 2008

Jour -349


Je n’y arrive pas.

Pourtant, j’ai le ventilateur, le plafond et la volonté de le faire (enfin depuis peu).

Il manque quelque chose.

 Le quatrième élément invisible, la chimie des composantes. Je relie les fils, et relis le manuel d’instruction.

Rien à faire ce manuel n’a pas été écrit pour mon plafond.

En plus, il n’y a pas de couleur sur les fils de mon plafond. C’est un plafond avec des fils noirs sauf le vert qui est solitaire. Malgré cela, c’est écrit noir sur blanc : je dois mettre le vert avec le vert, le bleu s’il y en a un avec le bleu ou le rouge dans un cas particulier, si le jaune est plus long que le bourgogne, je dois aller acheter le bleu pâle, qui ne se vend qu’avec le gris foncé.

Et tout ça, séparé par des virgules.

C’est simple et complexe à la fois, surtout que contrairement au film Being john malkovich mon plafond a été construit pour des géants. N’importe quand, poser des ventilateurs de nains. Sans problèmes, les doigts dans le nez, mais pas ceux de géants. Il n’y a vraiment rien à faire. Pour ajouter à mon malheur, quand je les regarde d’en bas, les fils, ils ne sont pas de la même couleur que lorsque je suis sur l’escabeau. Ils me narguent, se marrent bien de moi. S’il n’y avait que ça.

Pour ce qui est de l’amour…

Le lien entre les deux n’est pas évident du premier coup d’œil.

Je crois même qu’à bien y penser, il n’y a aucun lien à faire avec l’amour. Mon titre ne tient pas la route.

Si vous me permettez…

Je ne le changerai pas.

Demain, je vous promets que je reviens avec un titre qui se tient.
Demain, promis!


Mood musical:
Antlerand – Far Too Clean
Pilosité faciale: 1 jour
Taux d’amabilité: au dessus du niveau de la mer
Taux de dérision: Chaotique

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I’m in love with a girl named Virgula27

janvier 4, 2008

Jour -352

Dès que j’ai vu ta fiche sur Râteau Compact, j’ai su que je devais t’écrire. Tous tes mots, un par un, sur mon cœur me faisaient l’effet d’une décharge de lucidité qui me laissait enfin croire à l’amour. Je spécifie tes mots, mais que dire de ta ponctuation Virgula27? Du haut de tes trois petits points, j’avais l’impression de voir l’horizon devant nos yeux figé là comme le portrait de notre futur. Un horizon juste pour nous que l’on aurait regardé par notre hublot dans le scaphandre de passion qui nous aurait absous du quotidien cruel et de la violence constante du monde.

En pensant à ta photo floue, qui donnait tant d’éventualités, tant de possibilités de beauté, j’ai vu mes fantasmes défiler. Ils t’allaient tous à merveille comme chacune des robes que j’aurais eu envie de te voir porter. La vie était belle, pleine de saveurs et j’en dégustais chaque moment. Chaque moment qui nous séparait de notre première rencontre celle qui ne pouvait être que parfaite.
 

Dans ce café Virgula27, dis-moi pourquoi tout est si différent. Il n’y a plus ici aucune once de désir. Pourquoi ta photo floue s’est transformée en quelque chose de tout à fait réel, mais de moins fantasmatique? Ce n’est rien de personnel, je vois dans tes yeux qu’il n’y a pas d’étincelles. Je vois que tu bois ton café à grosse gorgée… Notre palais est en feu. Les valets courent dans tous les sens en cherchant la sortie de secours. Notre château n’est plus maintenant qu’un amas de cendres. M’en voudrais-tu vraiment si je passais à la prochaine fiche? Celle qui me fait enfin croire à l’amour.

Mood musical: Burial – Archangel
Pilosité faciale: 5 jours
Taux d’amabilité: au niveau de la mer
Taux de dérision: absolu