h1

Les nuits effritées

octobre 3, 2009

Déporte-moi sur l‘archipel que creuse ton souffle irrégulier dans l’invisible contrée de tes soupirs. Je ne veux pas vieillir tout de suite, demain peut-être un peu. J’écrirai des phrases complètes d’homme sage, mais avant je veux m’enivrer de petits éclats d’exaltation. Je désire charpenter les nuages, me tremper dans le pourpre bleu du ciel à l’aurore au moment de la marée quand le cosmos recrache tranquillement, un à un, ses corps célestes. Ta nef s’élève, vogue comme la dernière rescapée de l’univers. Tes seins m’électrocutent, tes mains me déchargent, ton regard me déleste du doute d’exister.

Je m’attarde toujours au pourtour de tes nuées quand dans ton ombre je m’évade au plus gris violacé de la nuit, mélangeant des couleurs qui ne s’exhibent nulle part ailleurs. J’abrite en moi le reflet de ton astre dans le miroir de l’intangible. J’effrite les nuits saupoudrant un peu de poussière de toi sur l’immortalité de mes souvenirs.

Publicités

2 commentaires

  1. Merde, faut que j’écrive mes voeux pour mon mariage et j’aimerais tellement n’avoir qu’un centième de ton talent de prose…

    Je n’ai plus autant le temps qu’avant de visiter mes copains bloggeurs mais ton antre est toujours un endroit où je viens me recueillir et rêver les yeux ouverts.

    Merci l’Hiver!


  2. On voudrait se faire aimer, désirer par toi.
    Tu as toujours cette plume qui jette à terre.
    Bravo.



Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :