h1

Cent ans de platitude

août 26, 2009

J’ai dans le sang des globules intempestifs comme des fenêtres qui n’avertissent pas avant de s’ingérer. J’ai la nuit d’un autre sur le bout de la langue, la nuit d’un conquérant atrophié qui me persécute les papilles gustatives. Il y a Gengis Khan et l’empire mongol en entier entre mon épiglotte et mon œsophage. Ce serait si simple d’avaler, mais je n’ose pas, je ne dois pas. Il ne faut pas tirer sur le héros avant d’avoir discuté, au moins un peu. Sinon les fins arriveraient brutalement et l’on se taperait des génériques à ne plus finir pendant que nos globules continueraient de poper sans cesse, poper en nos veines semi-précieuses. Toujours en train de poper, je serais condamné à cent ans de platitude sans sursis. Vraiment, sans sursis!

Publicités

3 commentaires

  1. Dans ce circuit semi-précieux…l’ivresse serait peut-être une grande valse de Tchekov!
    J’adore l’univers!


  2. Petit comique


  3. @Meve : C’est pourtant un univers peu fréquentable. Je suis surpris et content que tu l’adores!

    @V: je savais que tu allais aimer mon allusion à Gengis Khan! 😉



Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :