Archive for juillet 2009

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Brigitte ou Léane…

juillet 29, 2009

Ainsi donc, elle l’épousa. Elle eut des enfants, leur brossa les dents, les emmena jouer au parc avec les balançoires, attacha leurs souliers pour la première fois. Il y eut énormément d’étapes et d’épreuves, elle sauta à la corde à danser en chantant je ne sais quoi, pendant que le petit mouchait dans sa manche. Elle mangea des bouchées de gratte-ciel, dépucela une aurore boréale en cachette dans un jacuzzi. Elle fila à l’anglaise dans un périple vers l’Asie. Elle ne revint jamais.

Elle s’appelait Brigitte ou Léane, je ne sais plus. Elle embrassait comme on prend un Taxi. J’aurais aimé l’aimer, mais elle n’aimait pas. Elle ne faisait que passer et je ne faisais qu’attendre.

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Soubresaut

juillet 27, 2009

Il n’y a pas de fin tant que ce n’est pas terminé. Il n’y a pas de fin tant qu’il y a des mots qu’on s’approprie, qu’on partage de la façon qui nous est propre. Il y a certainement des projets qui nous égarent, des épreuves qui nous enclavent momentanément dans un mutisme incompréhensible pour soi ou pour les autres. Il y a tout ça, mais il n’y a pas de fin qui ne mène à un début, sinon la mort (et encore là).

Des excuses, si cela en vaut encore la peine vu le peu de visiteurs… Des excuses, pour avoir terminé si abruptement et sans explications, sans avertissements. S’il n’y a qu’une personne par qui ses excuses auront été entendues, elles n’auront pas été vaines. Et si seulement cet espace devenait un terrain de jeu sans barrières, sans pression. Un peu comme il l’a été tout au début. Si je me tenais loin des concepts et plus près des mots, enfin ici.

Je serai ce que je suis à travers mes mots, mes personnages, mes lieux, mes folies parce qu’il n’y a rien de plus original que l’essence puisée en nous-mêmes. Ce texte est un peu pour m’excuser, mais beaucoup pour moi. Peut-être que certains se demanderont ce qu’il vient faire ici, ce texte un peu trop solennel. Je me pose la même question, sauf que je sais qu’il est ici à sa place, posé là pour plusieurs bonnes raisons. Qu’il y a des silences comme des tremplins, mais qu’aucune épreuve ne doit être contournée. La fin en est une des plus farouches qu’on se surprend tout de même à apprivoiser.