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Le langage de la nuit

mars 21, 2009

Lili, c’est le printemps et tu débordes de l’appartement. Tes yeux bourgeonnent dans la nuit claire, tu dégustes ton vin à même le repli des nuages tanguant d’un bord et de l’autre de Saint-Denis te demandant ce que minuit te réserve. J’aime t’observer du haut de mon bolide imaginaire posté dans le ciel de Montréal, ça me donne une vision panoramique de ta vie. L’appartement me rendait morne et aigris, c’est pourquoi j’ai décidé de te pourchasser ailleurs dans cette vaste cité me foutant des frontières stériles qui balisaient encore hier mon idylle à sens unique, si cela se peut. Je jalouse ces géants qui te payent des Martinis Litchis pour t’enlever à la nuit et te faire visiter les repères étroits du plaisir fugitif.

Je les jalouse pour toutes les raisons que la déraison peut contenir. C’est-à-dire, « à l’infini » ou « l’infini plus un ». Est-ce que tu voudras un jour partager un regard avec moi? Qu’on patauge chacun l’un dans l’autre par l’embouchure de nos iris, peu importe le temps que ça durera, parce qu’habituellement c’est là que tout commence. Il y a autant de débuts que de fins de toute façon. Lili c’est le printemps et j’ai envie de t’emmener loin de la ville pour une nuit, mais je ne connais pas ton langage, pas encore du moins.

The Pains of Being Pure at Heart – A Teenager In Love

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One comment

  1. j’attends la suite de ce printemps rempli de charmes. Le suspense de cette passion non consommée est tout à fait attrayante!



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