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Métaphysique Embryonnaire

mars 7, 2009

Lili, encore une fois je me surprends à t’écrire dans ma tête. Ces graffitis que je n’expose pas au grand jour restent cachés sur les parois intérieures de ma chair. Il n’y a que tes mots qui arrivent à percer l’épiderme fragile de mon inspiration. Je ne sais plus qu’écrire de cette façon. Dans le noir de moi-même, inépuisable et insondable.

Saurais-tu exister à l’extérieur de moi, ou ton premier souffle aboutirait inévitablement dans une lente agonie vers le dernier? Es-tu parée pour la vie, la vraie, celle qu’on respire d’un coup sec de peur de trop exister, de mal vivre, de s’imprégner de mauvaises façons sur les cloisons de l’histoire humaine. Tes habits immaculés, ta chaste perfection se saliraient et s’effilocheraient probablement. Deviendrais-tu une junkie, la seringue entre les deux yeux, le corps buriné de souffrances indélébiles? Je t’aime, si cela peut être, du moins, je veux t’aimer.

Tu es mon exutoire, mon impudeur, mon alter ego, je te lance dans le vide, je t’extrais de ma chair.

Lili, je tente de te faire vivre comme on fait naitre la vie… ou l’amour, peut-être. Un peu plus près de la mort qu’hier, avant même de t’avoir laissé exister. Le veux-tu? Le veux-tu vraiment?

Thom Yorke – Cymbal Rush

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6 commentaires

  1. Ton univers est encore aussi joli. Oh comme je souris soudainement même si le retour ne contient aucune promesse. Je ne peux que lire et relire, me mettre en image Lili et son ampleur.


  2. Quelle belle surprise; que ce soit une retour parsemé d’absences ou un retour plus soutenu, la qualité de la prose demeure ce qu’elle a toujours été…

    il y a bien de bonnes gens qui s’ennuient de Khartoum, juste au cas où tu aurais oublié…

    Preuve, on vient toujours dans ce sanctuaire voir si la vie a repris.


  3. Welcome back to life


  4. J’voulais laisser un commentaire, pour faire signe de vie. Mais j’ne savais quoi écrire.
    C’est un peu comme ces lecteurs éblouis qui, dessinant une accolade, dirigent leur réaction vers la marge où, dépassés, ils n’écrivent rien.

    Jo-


  5. Visiblement l’absence fut bénéfique.


  6. Ah !
    J’ai failli passer à côté de ton retour 🙂



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