Archive for janvier 2008

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Fausse raison pour ne pas écrire…#2

janvier 31, 2008

Jour -325

Je me suis tappé la saison 1 de La petite maison dans la prairie…sans pouvoir détourner le regard de l’écran.

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Innocente jeunesse

janvier 30, 2008

 Jour -326

Au début de l’année, nous avons commencé à nous connaître comme si nous vivions ensemble et réveillés, car ma voix avait pris un ton câlin qu’elle écoutait sans ouvrir les yeux, et elle me répondait avec le langage naturel de son corps.
Gabriel Garcia Marquez, Mémoire de mes putains tristes.

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Quand je t’ai vu ouvrir les yeux, quand je t’ai vu regarder vers le ciel, j’ai su qu’il était trop tard. Ce n’est rien du ciel autant que son immensité qui m’a fait comprendre que tu désirais l’absolu. La nuit noire comme le ciel bleu qui s’offraient à l’infini, d’une perspective humaine. J’ai constaté l’absence de désir envers la petitesse que j’étais devenu. L’humain fragile qui se donne au sarcasme du temps et de l’infinitésimal.

Je t’ai regardé partir, médusé par le moment qui m’embrouillait dans ce tourbillon routinier. Les jours ne passent plus comme avant, il me traverse comme le vent léger qui effleure les formes sans les faire s’émouvoir. Tu riais au plus profond de mon être. Tu vivais en moi, par moi, dans les interstices de ce que j’étais.

Et dans leurs yeux maintenant, je te vois et j’en verse quelques larmes intérieures. J’espère bien passer le flambeau un jour et te voir revivre par mon sang. Il n’y a nul doute, je ne partirai pas sans avoir vécu le sentiment d’être quelqu’un pour veiller sur toi.

Mood musical: The National – Mistaken For Strangers
Pilosité faciale: 4 jours
Taux d’amabilité: nostalgique
Taux de dérision: désertique

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Chute libre

janvier 29, 2008

Jour -327  

C’est une chute vers le bas de ma page. C’est une allégorie de gravité et d’aisance, il ne faut pas trop se poser de questions quand la fin est déjà en jeu. Je les enligne comme des bouteilles vides qui s’accumulent. Les mots fast food, les mots bonbons qui tournent en rond dans mon esprit conditionné.

Je voudrais leur faire dire quelque chose qui ne se dit pas ou qui ne s’est jamais dit. Qui ne se dira jamais? Espérer le meilleur sans effort, saisir le moment de chasteté d’une idée qui n’est pas chaste, mais qui nous le fait croire. La troisième écoute en boucle d’une pièce musicale qui recommencera une quatrième et cinquième jusqu’à la fin. Dans un état quasi second, envoûté par l’instant et l’improvisation d’une synchronicité alarmante, entre les notes de piano, et mes doigts qui frôlent les touches de mon clavier.

C’est un plongeon dans le vide, sans attache, sans reliure, que des mots électroniques éphémères qui ne survivront que quelques heures. Il n’y aura pas d’histoires, ni de mensonges. Aucune vérité et encore moins de solutions. C’est une chute vers le bas de ma page, car les mardis ne m’inspirent que le vide. C’est le suicide d’un billet qui n’a pratiquement pas eu le temps de voir le jour.

Mood musical: Mogwai – Friend of the Night
Pilosité faciale: 3 jours
Taux d’amabilité: éphémère
Taux de dérision: insuffisant

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L’amour et notre capacité à installer un ventilateur de plafond

janvier 28, 2008

Jour -328  

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Hey voilà! C’est fait… Je sais que vous attendiez ce moment avec impatience, le moment où j’allais enfin vous parlez de mon ventilateur. Ma boîte de courriel débordait de commentaires à savoir si j’avais réussi à stabiliser la bête au plafond. Ma boîte vocale remplie à pleine capacité de supplications de toute sorte. J’ai décidé de passer aux choses sérieuses quand j’ai reçu un appel de Tivéodron me proposant le service d’une réceptionniste virtuelle : 9,99 $ pour répondre à ma place aux sondages, écouter mes messages et leur répondre avec un des 2367 messages préfabriqués de leur base de données. Tout ça en utilisant le spectrogramme de ma voix. Bref, j’avais le choix entre cesser d’exister ou installer ce fameux quatre palmes.

Constat :

Deux cadavres de ventilateur. Celui que j’avais à l’origine et qui était la raison pour laquelle je devais en installer un autre. Celui qu’une amie m’a gentiment donné parce qu’elle est très, très gentille et que je l’aime beaucoup et que j’espère qu’elle va me pardonner d’avoir tué son ventilateur (le test de tout raccorder les fils ensembles et de voir si ça va miraculeusement fonctionner n’était pas une bonne idée, je vous aurai averti).

Rafraîchissement :

Khir
3 oz 5 oz de vin blanc
0.7 oz 1.5 oz de liqueur de cassis

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Il y avait heureusement en solde cette semaine un superbe ventilateur à cinq palmes chez Canadian Tire à 39,95 $ (valeur au détail 99.95 $). Il faut le voir pour le croire, avec cinq palmes dans ma petite cuisine, j’arrive à faire voler mon chat Ninja. À la troisième vitesse (parce qu’il y a trois vitesses), j’ai réussi à la faire voyager dans le temps d’environ 4.7 secondes.

Collaboration spéciale :

Je remercie mes parents qui ont fait de cette pose de ventilateur un franc succès.

 À l’origine, j’avais fait un parallèle entre la pose de mon ventilateur et l’amour. En ce qui concerne cet aspect, ma boîte vocale est vide et ma boîte de courriel aussi. Par contre, avec un ventilateur à cinq palmes dans ma cuisine, je me couche ce soir avec plein d’espoir.

Mood musical: Fire Theft – Sinatra
Pilosité faciale: 2 jours
Taux d’amabilité: drunk post
Taux de dérision: Oh! que oui!

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Jeux d’enfants

janvier 27, 2008

Jour -329 

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J’hésite vraiment à vous raconter ce que je suis en train d’entreprendre. Comme un billet de la semaine dernière, je vais laisser la réalité prendre le dessus au lieu de divaguer dans les eaux troubles de mon imaginaire. Je m’étais toujours promis de ne pas écrire des trucs réels sur ma vie parce que pour être honnête avec vous, je ne crois pas qu’elle ait sa place sur Internet, accessible au monde entier. Ceci étant dit, je vais faire une exception parce que je trouve particulier ce qui s’est produit hier. En fait, peut-être que j’y mets trop d’importance. À la finale, c’est plutôt banal.

J’étais au club vidéo, le film que je cherchais n’était malheureusement pas disponible pour l’instant. J’ai décidé de déambuler parmi les étalages de film anciens (enfin le contraire de nouveautés). Me laisser inspirer par l’instant. C’est à ce moment que j’ai repensé à un billet que j’avais écrit cette semaine. J’avais choisi une chanson qui m’avait beaucoup marqué dans le film Garden State, c’est-à-dire Let go de Frou Frou. J’avais mis un lien qui pointait sur youtube. Il y avait cette pièce musicale en trame de fond, mais un tout autre film en image, love me if you dare qu’il était inscrit au départ de l’extrait vidéo. C’était par contre une collaboration France/Belgique, c’est-à-dire qu’ici, il devait être en version originale française, mais je n’arrivais plus à me souvenir du titre français. J’avais un peu de temps à perdre et j’avais encore l’image mentale de la pochette : un petit gars qui embrasse une petite fille. J’ai donc passé chaque étalage laissant mon cerveau analyser tranquillement les pochettes. Décroché de la réalité un peu comme un spectre qui est entre le réel et l’illusoire. Je fais souvent ça, j’imagine que je ne suis pas le seul? Bref, j’ai passé par la section drame, comédie, suspense. J’ai même fait un petit tour rapide dans la section action, pour finalement débarquer dans la section enfant, il devait me rester quelques sections obscures que j’aurais dû visiter en premier quand l’événement s’est produit.

J’avais probablement fait le 7/8 du club vidéo. Vous vous dites surement, mais pourquoi tu n’es pas allé le demander au caissier qui est là pour ça. Je sais bien, mais que voulez-vous, je suis comme ça! Et de toute façon, on est bien plus fier de trouver quand c’est par nous-mêmes. C’est un peu comme une chasse au trésor. Bon, je m’égare un peu du sujet principal alors revenons au fait. J’étais dans un recoin perdu du club vidéo. J’entends le caissier dire très fort.
– « Jeux d’enfants », ça va faire 5 $!
Les idées se sont bousculées dans ma tête et j’ai finalement fait le lien. Bien sûr, c’était mon film, mon trésor. Celui que j’étais là à chercher depuis plusieurs minutes. Je m’avance donc pour observer de loin qui a bien pu choisir de louer ce film obscur dont on n’a pas vraiment entendu parler, à moins que je sois totalement déconnecté (sans vouloir lancer une polémique, je crois que c’est un film de fille). C’était une jeune femme, qui se précipitait déjà vers la sortie. Je me suis dépêché vers la sortie pour voir si je ne pouvais pas la rattraper. À l’extérieur, telle une finale des Invincibles (saison 1), un grand vaisseau spatial s’emparait de la fille et du film dans un grand rayon de lumières violacées. J’ai comme un léger soupçon que je ne reverrai jamais le film et encore moins la fille. Je vais probablement être obligé de m’abonner à un autre club vidéo, voire même retourner sur les sites de rencontres.

Mood musical: Radiohead – Wolf at the Door
Pilosité faciale: 1 jours
Taux d’amabilité: relaxe
Taux de dérision: hehe! Il le faut

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Dans la peau de Boris Vian…

janvier 26, 2008

Jour -330

Il y a quelqu’un qui est tombé sur mon carnet en faisant la recherche : « je l’embrassais »+boris vian. Ce qui m’a inspiré le texte qui suit:

On a glandé longtemps devant la vitrine. Elle regardait le bouquet de fleurs et moi le nouveau truc qui fait de la vapeur. Il n’était pas l’heure de dîner et encore moins l’heure de danser alors la vitrine était un endroit parfait pour perdre quelque temps.
— Vous êtes là pour les fleurs?
— Non, je regardais le reflet de mon visage pour replacer quelques mèches, s’empressa de dire la femme.
— Moi, je regardais les fleurs. Elles sont si jolies. Vous embrassez?
— Non, je ne sais plus. J’ai perdu une partie de ma jeunesse en vieillissant.

La vitrine fermait ses portes et les fleurs tranquillement partaient chez elles sur leurs pattes de fleurs. La machine à vapeur suivait avec peine apostrophant les unes après les autres pour savoir si elles voulaient coucher ce soir.
— Je peux vous demander votre nom?
— Non, vous ne pouvez pas, mais vous pouvez m’embrasser, j’ai l’envie soudaine de réapprendre, dit la dame de façon naturelle.
— Je ne sais pas embrasser. Je me contente de coucher, c’est moins compliqué et ça permet de garder la forme.

La nuit criait le last call et nous étions encore là devant cette vitrine fermée. Les étoiles aboyaient leur dernier tour de jazz. La petite à trompette se donnait particulièrement imitant les mouvements frénétiques d’une truite qui vient de se faire prendre.
— Je vais vous embrasser.
— Vous ne devez surtout pas m’avertir. C’est contre la règle d’or du baiser, vociféra avec hargne la dame s’apprêtant à partir vers chez elle.
— Je peux coucher avec vous alors?
— Bien sûr.

J’ai profité de ce « bien sûr » pour poser mes lèvres sur les siennes. L’atmosphère était à son paroxysme et la petite trompettiste couchée par terre tournait en rond caricaturant la grande roue de façon tout à fait humaine.
— Vous n’avez pas honte, embrasser une femme dont vous ne connaissez pas le nom sans annoncer comme ça, s’indigna la femme et cette fois partant réellement dans la direction de chez elle avec un pas sans retour.

Je suis resté là pétrifié une minute ou deux à penser à rien d’autre que faire le vide. Je me suis ensuite précipité dans la direction opposée, voir si c’était encore possible de rattraper une de ces fleurs.

Mood musical: Duke Ellington – Cloe
Pilosité faciale: 6 jours
Taux d’amabilité: plein d’espoir
Taux de dérision: dignement

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Fausse raison pour ne pas écrire…#1

janvier 26, 2008

Jour -331 

J’ai perdu un pari et j’ai du revêtir des mitaines de four pendant 24 heures… J’ai quand même essayé d’écrire, mais voici le résultat :

Szz«a,kljhu gtdesx bzasz sikob nrftgcddddvck,lbnh cv fvbgh…