
Genèse
mai 23, 2009Une jupe qui vole au vent, qui ondule dans l’espace, une chute tourmentée vers le sol. Sur la corde à linge des parties de toi qui s’évadent de leur réalité pour basculer vers l’illusoire. Tout s’aligne et s’incruste dans les méandres de l’invisible, réapparait dans ma tête sous une tout autre forme. Malmené, façonné par les influx nerveux qui s’égarent dans les recoins de mon labyrinthe.
Chaque idée part du même point et chemine de son propre chef dans les plus improbables endroits. Se butte à des impasses, recule et déambule de façon chaotique. Il n’y a pas de linéarité, de ligne directrice. Je médite mes propres pièges, je conspire mes guets-apens. Ce n’est pas une histoire, c’est une bête féroce. Ce n’est pas une histoire, c’est un exutoire.
Les yeux dans ses yeux. Mes yeux dans ses yeux. Tes yeux dans les miens. Le cercle vicieux. Le décor qui se sublime, la fenêtre qui se mélange à l’herbe du parc, le parc lui-même qui se transforme en un raz de marée versicolore. Les violettes enluminent les structures surréalistes. Les corps fusionnent, nos corps s’amalgament. Ce n’est pas une histoire, c’est une tempête. Ce n’est pas une histoire, c’est une partie de moi fondue dans l’imaginaire…
