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Points de suspension

décembre 21, 2008

Jour 0

Ce matin-là, il me vint à l’esprit d’engendrer une quelconque suite logique qui permettrait de matérialiser mes angoisses, mon bonheur… et mon imaginaire. J’avais défini mon arrivée comme une ligne entre un point de départ et un point d’arrivée, mais je me rends bien compte que les mots ne se contentent pas d’une existence linéaire, ils explosent dans tous les sens, pour le meilleur bien sûr. Pour nous laisser le loisir de rêver un peu. J’espère vous avoir fait voyager et j’espère vous faire voyager encore dans le futur. Pour l’instant, je prends un peu de temps dans l’ombre… laisser mijoter des trucs « post-Khartoum ». Ce monde un peu étrange se voulait un exercice de style plus qu’un projet aboutit, mais ça vous vous en étiez surement déjà rendu compte.

Je reviendrai probablement sous une forme ou sous une autre. Le futur est imprévisible, par chance puisque c’est ça qui nous garde en vie, du moins qui me garde en vie. Pour ce dernier billet (pour le moment), j’aimerais bien connaître votre coup de cœur, si un texte vous a marqué plus que les autres. Ce qui pourrait être intéressant si un humain ou toute autre forme de vie intelligente venait à passer par l’Hiver à Khartoum. Quelques points de repère comme une carte géographique de vos goûts. Je les ajouterai surement ici à la fin de ce billet. Vous seriez vraiment gentil.

Pour ce qui est de ces 30 ans, ils sont beaucoup moins traumatisants que je l’imaginais, mes crêpes aux asperges et fromages avaient le même bon goût ce matin, le café n’était pas plus faible ni plus fort. Les gens que j’aime continuent de bien me le rendre. L’Hiver arrive ce matin en même temps que ma fête pour me rappeler que nous sommes si loin de Khartoum, que mon pays c’est l’Hiver.

14 commentaires

  1. Houlà… tu nous demandes de remonter loin dans notre mémoire, mine de rien…

    Moi je me rappelle bien de Rabak, parce que tu y parlais de Mélusine et des eaux troubles. :)


  2. Je venais ici au tout début, anonyme, renifler un peu ta plume. Pour tous ses billets.
    Un merci sincère, bonne fête et ça nous prends ta tronche aux salons du livre. Lâche pas, vraiment.

    Je garderai Le livre et Yambio bien ancré quelque part, là où les mots travaillent.

    Encore merci.

    Jo-


  3. J’suis arrivée ici il n’y a pas longtemps.
    Je ne sais pas d’où est parti ce blog, ton besoin d’écrire, ton pourquoi du comment.
    Mais je m’en fous.
    J’ai aimé tout ce que j’ai lu, comme si chacun de tes mots réussissaient à trouver sa place, quelque part dans mon imaginaire, dans mon vécu, dans mes sentiments, dans mes ressentiments.
    T’as une plume à faire pâlir d’envie plusieurs (& je m’inclus).
    Je ne sais pas ce qui t’attend, je ne sais pas si toi-même tu le sais, mais: continues.
    Un peu comme un ordre, parce que j’ai tout de même besoin de tes mots.
    & pour répondre à ta question: «Des regrets» est un texte qui rentre dedans, qui vient de m’arracher une larme. Mais pour être honnête, je n’ai pas lu tout ce que tu as écrit; je me garde ce plaisir pour une journée où le froid me fera asseoir sur cette chaise et où ma tête sera vide de tous ces mathématiques.

    En espérant avoir de tes nouvelles,
    Sandrine xx


  4. Bon, bon, bon… Zut c’est la pire séparation que je vais avoir vécu avec toi ;) Ton blogue va beaucoup me manquer et toi par le fait même, tu faisais parti de ma petite routine. N’arrêttes pas d’écrire, peu importe de quelle façon, promets moi que tu vas continuer, tu as vraiment un don!!

    Il y a eu plusieurs textes marquants, mais bon je peux nommer: L’aveu, Et si c’était ça et Paloich

    À bientôt… j’espère :) xxx


  5. Je viens tout juste de te retrouver et c’est déjà la fin… Alors moi, je ferai une lecture nostalgique de ton année passée. Parce que je suis toujours là. Et j’attendrai la suite, car j’espère toujours la suite…


  6. En nommer qu’un? il y en a bien trop!

    Je me souviens du premier que j’ai lu ici, bien avant que j’ose commenter, c’était Amour fantoche que j’ai trouvé vraiment touchant et bien écrit, j’étais séduite voilà!

    Et puis je suis revenue, chaque jour. Il y a ceux là qui me sont restés gravé : >L’odeur, Légèreté, Voir Radiohead et mourir, Les trains s’en vont toujours vers l’ouest, De long en large, Le livre.

    Je m’ennuie déjà, mais je sais que c’est pour une bonne cause ;)


  7. N’en nommer qu’un? Je ne peux pas. Je suis triste, je suis déboussolée, ta plume va me manquer, une lumière de moins pour éclairer ma route. Merci pour chaque billet qui fût un cadeau. N’arrête jamais d’écrire!


  8. Monsieur l’Hiver,

    Plusieurs de tes billets m’ont bousculé, ému, transporté, fasciné, impressionné. Plusieurs m’ont rendu jalouse. Et presque tous m’ont laissé sans mot de par leur beauté…Mais si je dois absolument en choisir un seul, ce serait “Les vertiges de l’homme canon”.

    Ce pouvoir que tu as de faire naître toutes ces émotions, sentiments, pensées, dans les profondeurs d’êtres humains qui te sont étrangers pour la plupart, est justement la force qui fait de toi, je crois, un écrivain au talent immense.

    Bien que nous ne nous connaissions pas, je souhaite sincèrement que tu continues d’entendre ce besoin que tu as d’écrire et j’espère avoir la chance de goûter à nouveau aux fruits que ta plume sait offrir si généreusement et si…parfaitement. Bonne continuation à toi.

    lune


  9. Comment n’en choisir qu’un…Ce serait un peu comme demander à un parent lequel de ses enfants il préfère…

    Je suis triste de voir que tu ne feras plus parti de mon quotidien pour un temps…indéterminé?

    Je sais que l’envie, l’obsession d’écrire ne peut se muter en autre chose. Je sais que nous saurons nous retrouver; je ne sais seulement pas quand et où.

    J’espère que tu sauras laisser des miettes de pain afin que nous puissions, tel Hansel et Gretel, trouver le chemin jusqu’à ta nouvelle maison.

    Bonne année mon ami inspirant!

    Karina


  10. Tu sais, je me gare encore entre tes mots.

    Trop de textes m’ont touché. Je venais te montrer, comme une oeuvre d’art, à d’autres lecteurs intéressés.

    Maintenant que tu es remisé, tel un musée, je me contenterai de ne pas t’oublier.

    Plusieurs histoires m’ont touché. Tu le sais : l’histoire de la dame dans le café.

    Maintenant, tu es prêt pour ton oeuvre, Chef :)


  11. J’ai eu la chance de lire ta poésie bien avant que tu ne débute cette aventure… Au départ, elle n’était pas aussi élaborée puisque l’on parle ici d’il y a plus de 12 ou 13 ans. Mais je crois reconnaître la même intensité. Même si je ne comprend pas toujours, sache que ça me touche encore autant que lorsque j’avais 13 ans… Continue ce travail, ou plutôt cette passion qu’est l’écriture… Tu as beaucoup de talent. En passant, mon préféré est : Encore une fois… Le titre veut otut dire :) Prend soin de toi mon vieux!!!!!


  12. Tu y parlais d’un arrêt d’autobus planté au bord d’un chemin poussiéreux… une vieille dame… mais peut-être que j’ai rêvé? Khartoum n’est pas si loin.

    Merci, l’hiver! Reviens-nous!


  13. Je n’ai vu que des rivières… m’aura fait découvrir à la fois Frou Frou et jeux d’enfants. Le texte me menant tout droit au reste. J’aimais tant suivre le mood musical, les jours de pilosité, le taux d’amabilité et celui de dérision. J’y voyais une autre histoire, parallèle. Celle que l’on ne dit pas, que l’on n’écrit pas non plus. Un genre de code secret permettant de deviner plus sur l’homme derrière et son inspiration.

    C’est ici que je suis passée avant de découvrir We are wolves et ce petit théâtre à quelques rues de mon ancien chez moi et que je ne connaissais même pas.

    Je dois t’avouer que ça fait des semaines que je lis à moitié. Ici et ailleurs. Les débuts de lignes. Les fins. La tienne m’a échappée dans mes nombreux fils RSS et ceux qui se touchaient dans ma tête pendant la période des fêtes.

    J’ai beau relire rapidement. Cherché dans ma mémoire un préféré. Je ne trouve pas. Les plus tristes et ceux qui parlent des gens. Ceux qui parlent d’amour et les histoires de ventilateur.

    Tu vas me manquer. Je m’inscris – si la chose est permise – sur le mailing list pour recevoir les mises à jour de projets littéraires. Une plume comme la tienne ne peut pas se laisser mourir.

    En attendant la chance de te lire ailleurs.


  14. Je vous suis gré de ne pas passer votre temps à commenter l’actualité. Le simple fait que vous abordiez le monde par la voie de l’imaginaire m’incite à vous supplier de continuer.



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