
Délire récursif
novembre 18, 2008Jour -33
Ce ne pouvait être qu’un délire dessiné par quelque chose qui ne dessine pas très bien. Peut-être ma main guidée par nos cerveaux détraqués. Nos cerveaux soufflant sur les phalanges inertes de mes doigts qui ne connaissaient que les mots, de ceux qu’on ne sait pas trop enfiler. De ceux qu’on écrit en souffrant sans savoir si les voiles nous mèneront quelque part, si les folies seront propices à l’éclosion d’un voyage outre-raison. Que dire de ces océans qui nous enclavent l’un et l’autre? Tout près, mais si loin, deux continents.
Je m’évertue à l’évacuer ce « moi et toi » qui respire comme deux poumons à l’intérieur de moi. Je ne cesse de le coucher sur papier pour qu’il me laisse enfin respirer. Cette dualité parfaite en mon corps qui se décuple à l’infini me laissant l’impression d’être la poupée russe originelle. L’unique qui demeurera unique. À moins que celle que j’habite soit si vaste qu’elle se colle aux parois de l’univers et que nous sommes si minuscules qu’elle seule puisse nous savoir l’un pour l’autre. Jusqu’à ce qu’elle se décide à nous expulser violemment toi et moi. Que nos corps se percutent et s’enchâssent dans le nimbe des mots incarnant l’histoire aérienne et utopique d’un être tourmenté.
Mood musical: The New Year – Alter Ego…

Si beau, si douloureux…
Je m’incline.
N’oublie pas les îles..
@V: La douleur n’est que littéraire dans ce cas-ci…au moins!;)
@Ensevelie Comment oublier notre voyage aux îles! Sommes-nous déjà allés aux îles ensemble?