h1

Paloich

octobre 3, 2008

Jour -79

Je flanquerais bien quelque chose dans l’engrenage du temps. Pas longtemps, juste quelques jours, qu’on parte à l’autre bout du monde ensemble, ici et là. Je te laisserais conduire, même si tu ne sais pas. Tu deviendrais pilote de brousse et moi je m’occuperais des ailes, qu’elles ne s’embourbent pas dans les nuages de glaises. Le ciel semblable à un marais d’étoiles, un voyage de nuit sans destination établie. On s’amuserait comme des enfants à contourner les nénuphars stellaires, le son de nos voix formerait des ronds dans l’univers, des échantillons de trou noir fabriqués de nos mains d’un labeur équitable.

Je me rappellerais ta beauté et j’en profiterais, pendant que le temps serait suspendu, pour redécouvrir chacun des refuges apaisants qu’offrent les pores de ta peau, je ratisserais chaque millimètre de ton visage pour me souvenir quand tu devras me quitter à nouveau, déshabillés de toute cette anxiété et de ces délires accessoires. Et ça, jusqu’à ce que les secondes acides recommencent à se répandre sur nos habits de chair, car inévitablement le levier de mes espérances n’aura pas suffi à nous absoudre éternellement de cette machine indomptable.

Mood musical: Son Lux – Break

2 commentaires

  1. J’adore. Très beau. Vraiment.

    Tu prépares quelque chose de suivis dis-moi? Un receuil… un roman?

    Parce qu’il faudrait vraiment faire partager ça.

    Jo-


  2. Merci Jo! J’y songe du moins, mais rien de tangible pour l’instant. Quelques nouvelles envoyées par-ci par-là.



Laisser un commentaire