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Au milieu de nulle part!

juin 25, 2008

Jour -179

Ce que j’ai vu en premier, le trou.
À part ça, je ne me souviens pas de grand-chose. Une table, un stylo, des feuilles éparpillées. Un numéro de téléphone sur un papier déchiré d’agenda à spirale. Sous le numéro, il était inscrit « About Saturday » et des points de suspension. J’aurais aimé me souvenir du contexte. Pourquoi « Saturday »… pourquoi pas, samedi? Des violettes africaines, je n’aurais probablement pas pu les reconnaître s’il n’y avait pas eu le petit écriteau pour les identifier. C’est beau, même si je n’ai pas une attirance particulière pour ce genre de chose.

C’est à ce moment-là que j’ai eu l’idée d’appeler le numéro. Logiquement, c’est ce qu’il y avait de mieux à faire. Pas que je crois vraiment en ça, la logique j’entends, mais parfois je me laisse corrompre. C’était un resto italien. J’ai réservé pour deux : samedi, vingt heures. J’ai raccroché. Ensuite, c’est comme je l’ai déjà raconté dans le premier interrogatoire. Ce qui est sûr, je n’en démords pas, ce que j’ai vu en premier c’était le trou dans le plafond. Je n’étais pas chez moi. J’avais dormi beaucoup plus que douze heures. Je sais, ça ne fait pas beaucoup de sens pour le moment. Ha oui! Et il y avait sur ma chair ce début de poème :

“Je palperai les cendres de mes mots de décembre
Quand je devrai redescendre de ce paquebot embrasé
Que j’aurai guidé de l’hiver à l’hiver
Sur un fleuve de sable inventé”

 

Mood musical: Pinback – From Nothing to Nowhere
Pilosité faciale: ? jours
Taux d’amabilité: —-
Taux de dérision: —-

2 commentaires

  1. Tes écrits vont nous manquer, pendant ton séjour. ;)


  2. Oh trop gentille merci!:)



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