
Kovalev, Julie Bang et une poutine au smoked meat
avril 8, 2008Jour -258
Finalement, seulement une poutine au smoked meat.
Julie, si tu lis ce message crois-tu qu’il serait possible de me ramener l’Avaleur de Sable de Stéphane Bourguignon? Ce n’est pas vraiment que j’ai envie de le lire, c’est plutôt que j’ai de la difficulté avec les espaces vides ces temps-ci.
Si tu y penses, tu pourrais mettre cette drôle de robe qui te fait si bien. J’ai dit drôle parce que tu l’avais dit toi-même la fois où tu es débarquée sans t’annoncer avec une bouteille de scotch, un film et un visage cinématographique. Je spécifie cinématographique parce qu’on n’avait pas du tout écouté le film. Par contre, on avait bu le scotch en se dévisageant chacun sur notre divan. Je ne connais rien au scotch, mais toi tu sais t’y prendre avec ce genre d’alcool. Ton visage était beaucoup plus passionnant que ce film que nous avions déjà vu tous les deux. Tu avais évidemment préparé ton coup. Quand je parlais d’espace vide, je ne parlais pas seulement de ma bibliothèque. Tu le savais. J’en suis sûr, tu as toujours été plus vite que moi pour ce genre d’évidence.
J’admets que ça peut paraître drôle, mais chaque fois que Kovalev compte un but je pense à toi. Rien avoir avec le Hockey, c’est parce qu’il porte le numéro 27. Seulement toi peux comprendre, les autres devront s’imaginer une histoire. Tu sais, des histoires j’en ai de moins en moins qui me viennent à l’esprit. On en inventerait à l’infini des histoires nous deux. Ensemble, on a tellement d’imagination. Hum! pour le livre, c’était seulement un prétexte. De toute façon, tu n’as même pas Internet et tu ne connais pas plus l’existence de ce carnet. L’Avaleur de sable, il repose devant moi à quelques centimètres de mon écran. René Homier-Roy, dans le temps, l’avait lu d’une traite à ce qu’il parait. Moi, je ne crois pas ça…
Mood musical: Plastic Operator - Home 0207
Pilosité faciale: 3 jours
Taux d’amabilité: fast food
Taux de dérision: présentable

Et puis, L’avaleur de sable est bon? Moi j’ai bien aimé Chercher le vent, l’écriture est douce mais sauvage à la fois.
Ça fait très longtemps que je l’ai lu ainsi que sa suite logique “Le principe du Geyser”, mais j’avais bien aimé…C’était un peu come “La vie, La vie”, mais en livre. Je l’avais lu d’une traite, je me souviens comme Monsieur Homier-Roy.