
Millepertuis
mars 29, 2008Jour -268
Plante herbacée, dicotylédone, poussant sur les terrains incultes des régions tempérées, à fleurs jaunes, dont les feuilles parsemées d’une multitude de glandes translucides semblent criblées de petits trous.
Trésor de la langue française informatisé
Je t’appellerai Millepertuis, homme de mon imaginaire, homme qui n’a pas peur de braver les parages les plus malfamés de mon inconscience. Dans ces endroits où les fantômes n’osent pas sortir sans leur caparaçon, prévenir les piqûres de ses insectes de plomb. Le ghetto à l’intérieur de moi. Tu veux devenir le photographe téméraire comme dans le film La cité de Dieu. Je ne pourrais t’en vouloir Don Quichotte, les moulins d’avant ne sont plus ce qu’ils étaient.
Il y a des désirs au creux du cœur de l’homme, qui ne s’expliquent pas dans les mots qu’on arriverait à leur coller. L’espoir n’est qu’une pilule qui stabilise les synapses. Petit homme d’intérieur, tu devrais ne pas t’aventurer dans ce labyrinthe, je t’aurai averti. Si ma tête peut concevoir l’enfer, c’est cette partie de mon cerveau que tu t’apprêtes à visiter. Dans ton chariot de lumière, n’espère pas trouver de trésor. L’île noire, de ce noir absolu dont l’œil ne s’habitue pas, ne contient que des joyaux impalpables. Tu devras voyager comme un aveugle et de quelle façon un aveugle arriverait à trouver ce qui ne se touche pas. Oserais-tu croire qu’il est possible d’inventer? J’entends par là inventer vraiment. Créer des mots qui ne seront basés sur aucun autre langage.
J’aime voir ton évolution, ta progression, tu es plus puissant que je l’aurais imaginé. Ce que tu ne te figures pas encore, c’est qu’à l’endroit où tu vas même les hommes doivent porter la burka. Millepertuis, quand tu seras bien en place comme une statue victorieuse, croyant saisir le moment, l’essence de ta quête. Tout deviendra clair, éblouissant, criblé de balles comme le dormeur du Val hyperbolique. Tu seras le filtre qui laissera transparaitre un peu de ce que le mal-être a fait naitre. Un martyr stabilisateur mort au combat d’une guerre qui ne le concernait pas, ou si peu.
Mood musical: Girls in Hawaii - Casper
Pilosité faciale: 7 jours
Taux d’amabilité: ambivalent
Taux de dérision: aliéné

J’ai lu ce billet à 18h, je reviendrai le lire à 22h. J’adore ce que tu écris et j’ai un malin plaisir à te lire le soir venu dans l’obscurité de ma chambre, dans ma bulle!
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Je prendrais bien une part de… gâteau au chocolat!
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Christian Mistral
Je tente de lire Vamp depuis un moment. Est-ce que tu l’as lu et si oui, tu en as pensé quoi?
Oh Merci! Je me sens privilégié d’avoir accès à ta bulle (par mon écriture) dans l’obscurité de ta chambre.
Malheureusement, je ne l’ai pas encore lu Vamp, il est sur ma liste. Qui sait, tu pourras sans doute me dire ce que tu en as pensé avant moi.