
Trou noir
mars 24, 2008Jour -273
Hier, j’ai laissé un trou noir, un trou vide pareil à une balle fumante qui passerait au travers d’un crâne dans un film de Scorsese. Pour bien des raisons et aucune à la fois. Parce que le printemps arrive et que j’ai envie de me décroiser un peu les bras. De laisser un petit peu de vide çà et là. Un peu de place pour les grands remous, moins pour l’isolement.
Je dis ça, mais j’ai tellement pris goût à écrire quotidiennement que je n’oserai probablement pas en laisser tant que ça, des trous. La plupart de mes textes sentent le renfermé de mon appartement. J’ai hâte d’écrire des mots de plein air, des mots de terrasse. Des mots d’amours? Des mots passants (Maupassant) comme dirait Grand Corps Malade.
On dira ce qu’on voudra, les saisons nous inspirent différemment, mais il est impossible de s’en dissocier. Elle est tout le temps là en fond d’écran la saison, parfois subtile, parfois criante. Demain, je ne parlerai pas du printemps, je ne le mentionnerai même pas. Non demain, il y aura un désert, une chambre de motel et la mort qui se transporte bizarrement de l’un à l’autre.
Mood musical: Feist - 1,2,3,4
Pilosité faciale: 2 jours
Taux d’amabilité: saisonnier
Taux de dérision: imagé
