
Friday Night
mars 8, 2008Jour -289
![]() |
Je t’ai pardonné pour hier.
Pour la vision que tu m’as donnée dans tes flocons. Géant, paisible, qui descendait lentement au rythme de mon vendredi soir. Je t’ai pardonné aussi parce que je n’avais pas à pelleter le lendemain et que c’était probablement ton dernier crime de l’hiver. Il y a aussi pour l’œuvre que tu as faite de ma fenêtre sur l’hiver. L’arbre emmitouflé dans son manteau de neige. Je te tutoie Montréal parce qu’à l’heure qui l’est, c’est avec toi que je magouille ce complot du printemps.
Je t’ai pardonné, mais j’espère que tu me pardonnes ce canon qui frôle le derrière de ta tête. J’ai réussi à trouver une assez grande chaise pour t’asseoir complètement. Tes liens ne sont pas solides, mais je sais que tu ne te déprendras pas. Pas tant qu’on aura assouvi ce fantasme démesuré. Pas tant qu’il nous restera de la bière et des histoires à se raconter.
Tu supportes moins bien l’alcool que moi, je te vois déjà tituber et inverser quelques lettres. Tu supportes moins bien l’alcool que moi, mais peut-être que tu me trompes.
Mood musical: Nouvelle Vague- Friday Night, Saturday Morning (The Specials)
Pilosité faciale: 3 jours
Taux d’amabilité: blanc comme neige
Taux de dérision: séquestré

