
Si c’était ça
mars 3, 2008Jour -294
Ce ne serait pas si simple.
Il n’y aurait pas vraiment de certitudes.
On nagerait dans un malaise et la nuit noire n’aurait pour effet que de nous engouffrer encore plus.
Tu regarderais par terre, juste pour voir si c’est encore solide, si ça nous porte un peu. Les voitures ne passeraient plus vraiment et si elles le faisaient ce serait totalement superflu, seulement pour la forme.
Les murs s’effriteraient à leurs passages et la poussière de brique t’aveuglerait un petit peu, juste pour dire, quelques larmes. Tu m’en voudrais et moi je m’en foutrais parce que c’est plus simple de s’en foutre que de se sentir coupable pour pas grand-chose.
J’en aurais plein les poches de la neige, pour t’en faire un bunker, seulement pour la nuit. Le temps de se débrouiller, de ne pas mourir tout de suite.
Et les métros, qui grouilleraient sous notre lit à même le sol, si l’on y faisait attention et qu’on collait notre oreille sur l’asphalte gelé, on pourrait y compter les secondes qui nous séparent du néant.
Mood musical: Brahms - Concerto for Violin and Cello
Pilosité faciale: 3 jours
Taux d’amabilité: itinérante
Taux de dérision: à même le sol
