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Lettre à Johnny

février 10, 2008

Jour -315

voir lettre à Vanessa…

C’est plus nécessaire de m’écrire Johnny. Terminé depuis pas loin de 6 mois. Ton bouton pause est peut-être resté collé, je ne sais pas. Trop peu trop tard, comme la plupart du temps. Tu me vois belle au ralenti, mais tu ne vois pas que je cours dans tous les sens. Ce n’est pas notre vie ça, de s’arrêter pour penser de même. T’analyses trop. Au bout d’une phrase, quand il y a un point ce n’est pas une virgule ce n’est pas un peut-être que si… c’est une terminaison. Terminus! Tout le monde descend, on décroche.

Je sais que mes mots sont durs, je sais que tes mots sont sincères. La vie est comme ça cruelle et belle à la fois. De toute façon, comment peut-on s’apitoyer sur son sort quand on voit que partout dans le monde c’est pire? Je pense comme ça, pis je pense quand même encore à toi. Tu es un fragment de ma vie, un morceau important dans mon puzzle 25 000 morceaux. Non, en fait, tu es plusieurs morceaux, mais ça ne change rien à tout ça. Mon casse-tête, il n’est pas fini et j’ai rencontré quelqu’un d’autre de bien. Quelqu’un à qui je ne dis pas encore Je t’aime, mais ça va venir… Je préfère te préparer pour que tu ne tombes pas sur moi dans la rue et me voir les yeux qui brillent pour un autre gars. Je sais que tu es assez fort pour le prendre à petite dose. Quand on regarde ça de loin, d’en haut comme si c’était une pièce de théâtre en miniature. Notre histoire était touchante, c’était beau. Une comme on en voit rarement. Sauf que comme dans chaque histoire, il y a des trucs qui ne se réparent pas, qui ne se pardonnent pas. C’est comme une coche sur un disque au meilleur moment de la chanson. Ça ne sonne plus pareil, ça s’endure, mais ça finit par énerver. C’est juste comme ça… Il n’y a pas mille explications. Ce n’est pas une affaire de détails. Ne te pose pas les mille questions qu’on se pose quand c’est la fin. Ça te fait du mal pour rien.

Cette lettre Johnny, tu ne l’auras jamais. C’est la version que je garde pour moi, je vais t’en écrire une toute brève, une qui dit en gros bonne chance dans la vie. Celle-là, je ne la garderai même pas, personne ne pourra jamais la lire. Je vais la brûler, pis me sentir mieux après. Au plus profond de moi, je vais me souvenir à quel point j’étais belle dans tes yeux. J’étais belle pour toi.

Vanessa

Mood musical: Menomena – Monkey’s Back
Pilosité faciale: 3 jours
Taux d’amabilité: fictif
Taux de dérision: non, madame

6 commentaires

  1. Je l’aime beaucoup cette lettre. J’en ai écrit des semblables pour chaque morceau de puzzle. C’est vrai que la vie est cruelle et belle à la fois.


  2. Ça me rappele quelques uns de mes écrits…


  3. Ça a l’avantage d’être direct… comme une coupure faite avec le biais d’une feuille de papier… droite, nette, sans bavure… Ça ne saigne presque pas… mais putain que ça fait mal!


  4. “Au plus profond de moi, je vais me souvenir à quel point j’étais belle dans tes yeux. J’étais belle pour toi.”
    Le plus doux des souvenirs! Rien d’autre ne compte, aucune parole ne peut effacer ça…


  5. Je n’ai rien d’autre à ajouter qu’un sourire! :)


  6. [...] – Justement en parlant de complot ou de mise en scène, tu avais fait le lien pour Vanessa et [...]



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