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Lettre à Vanessa…

janvier 24, 2008

Jour -332

C’est du folk qu’il y a dans tes oreilles, Poupée! Ce n’est pas de la marmelade ni un sundea aux poires. Si j’avais su que tu t’étais levée de si mauvais poils, jamais je n’aurais osé, car quand j’ose. Oh! Quand j’ose! Il n’y a pas de place pour les compromis. Tu me fais peur d’être là, silencieuse. De mourir debout comme une ballerine de salon de pool. Je vois clair dans ton jeu, tu veux me mettre à boutte pour une question de petite monnaie. Des hosties de cennes qui traînent ailleurs que dans nos poches. Je le sais, je le sens. Mon nom c’est pas Péladeau, mais je suis quand même capable de nous nourrir, en plus, des amusements de temps en temps. De toute façon, faire l’amour c’est gratis. T’aimais ça faire l’amour avant, maintenant tu préfères tes souliers. Tes milles de paires de souliers.

Tu le sais que j’écris comme je parle. Je ne sais pas pourquoi tu veux qu’on s’écrive des lettres. Moi, ce que je veux c’est te sentir. Les mots ça sent pas, sinon le papier. Quand je t’ai connu tu me voulais toute d’une traire, pis sûrement pas sur papier. Je vais te le dire de plein de façons si tu veux, mais moi c’est toi que je veux. Du bout de tes pieds, aux cheveux de tes cheveux! C’est avec toi que je veux dormir pis me réveiller…Pis pas me réveiller non plus. Je veux rêver avec toi, sur notre lit qui est notre monde à nous. Demain on call malade pis on reste ensemble. On se réinvente, je sais pas, on se donne d’autres noms pis on fait l’amour mille fois dans le noir comme dans le temps.

Je sais ben que c’est pu comme avant. Je te les dis pas mes sentiments, pis je te les écris bizarrement. Toi, tu me défonces de tes mots durs, de tes mots sauvages pis après tu t’excuses, pis tu dis que tu m’aimes. Quand je crie trop fort, c’est de l’amour quand même. Je suis fâché un temps, mais jamais ben, ben longtemps. Tu disais que tu voulais partir, c’était vrai? Moi je veux juste qu’on mette ça sur pause. Qu’on regarde ça au ralenti. Tu veux qu’on regarde ça au ralenti? T’es belle au ralenti, parce que j’ai le temps de te voir vraiment.

Johnny

Mood musical: Iron & Wine – Free Until They Cut Me Down
Pilosité faciale: 4 jours
Taux d’amabilité: où chu?
Taux de dérision: non, monsieur