
La tête en bas
janvier 21, 2008Jour -335
Aujourd’hui : 21 janvier 2008, j’ai entendu à la radio en me rendant au travail que c’était la journée la plus déprimante de l’année. Accumulé au froid, je n’ai pas de mal à le croire. Ce n’est pas la journée en elle-même, autant que le vague à l’âme qu’elle laisse errer à l’intérieur de moi, à l’intérieur de vous peut-être aussi. J’imagine que de savoir qu’ils l’ont dit à la radio nous allège d’un certain fardeau solitaire, c’est une déprime collective qu’on tient à bout de bras le plus loin possible de nos sourires.
N’empêche que ce soir, j’en ai même perdu mon monde imaginaire qui fait survivre ce carnet depuis quelques semaines. Je suis là, à vous parler de mes vrais mots, de ceux qui sortiraient de ma bouche si vous étiez avec moi. Je les écris à bout de lèvres, sans vraiment savoir si je ne les effacerai pas dans quelques minutes pour vous racontez une vraie histoire, un fait vécut imaginaire. Le problème c’est que mon bouton « effacer », sur le clavier, a pris une journée de maladie. J’irai donc jusqu’au bout, à tout dire et ne rien dire à la fois. Laisser traîner un peu de mon âme, juste assez… Je vous écris la tête en bas à coup de deux mots à la fois métaphoriquement parlant.
Mood musical: Louise Attaque – Nos sourires
Pilosité faciale: 1 jours
Taux d’amabilité: vague à l’âme
Taux de dérision: Néant

Effectivement la journée la plus déprimante de l’année… il n’y a rien d’autre de constructif à ajouter j’imagine